Tadej Pogačar : Et maintenant, cap sur l'impossible ?

Tadej Pogačar : Et maintenant, cap sur l'impossible ?

Entré dimanche dans le cercle mythique des quintuples vainqueurs de la Grande Boucle aux côtés de Jacques Anquetil, Eddy Merckx, Bernard Hinault et Miguel Indurain, Tadej Pogačar est désormais un monument vivant du sport mondial. S'il répète à qui veut l'entendre qu'il ne chasse pas les records, le prodige slovène conserve une faim insatiable. Entre pavés de l'Enfer du Nord, graal olympique et défi surhumain des trois Grands Tours, le Cannibale moderne a encore tout un monde à conquérir.

La conquête des Monuments manquants

À l'échelle du cyclisme moderne, le palmarès du Slovène ressemble déjà à une œuvre d'art, mais quelques pièces d'exception y font encore défaut. Paris-Roubaix représente sans doute son plus grand fantasme technique. Dompter l'Enfer du Nord avec un gabarit de grimpeur-puncheur relèverait de l'exploit pur. En y ajoutant Milan-San Remo, qui lui échappe encore malgré des attaques répétées, Pogačar pourrait devenir le quatrième homme de l'histoire à remporter les cinq Monuments du cyclisme.

L'or olympique et le triplé de la folie

Au-delà de la quête évidente d'un sixième maillot jaune qui le placerait seul au sommet de la Grande Boucle, d'autres sommets l'attendent. La médaille d'or lors des Jeux olympiques figure en très bonne place dans son viseur pour compléter son armoire à trophées internationaux.

Reste enfin le mythe ultime, celui que personne n'a jamais osé concrétiser : le triplé Giro-Tour-Vuelta la même année. Réussir cet enchaînement dantesque sur neuf semaines de course ferait définitivement basculer Tadej Pogačar de la catégorie des légendes à celle des intouchables.